vendredi 28 mars 2008
Escapade de Chinon à Azay le Rideau (39 km)
Vignoble de Chinon
Superficie : 2 100 haHistoire : Le château, qui domine la Vienne, fut le lieu de séjour de nombreux rois et princes, des Plantagenêt jusqu’à Richelieu. En 1429, Charles VII y reçut Jeanne d’Arc venue le convaincre de reconquérir le royaume de France. Egalement terre natale de Rabelais, l’histoire et ses versions romancées sont gravées dans l’architecture et le paysage de Chinon pour en faire un lieu de pèlerinage (plus bachique que littéraire…) et un site au charme Renaissance très prisé des touristes.Sols : On rencontre à Chinon une succession de trois grands types de sols :- D’abord les terrasses alluviales (anciennes et récentes) des bords de la Vienne, composées de graves et de sables ;- Puis les coteaux et les buttes calcaires du Turonien (tuffeau jaune) situés en bordure des axes fluviaux ;- Enfin les plateaux et buttes constitués essentiellement d’argiles à silex et de sables (Sénonien).Climat : Le large confluent de la Loire et de la Vienne est une porte d’entrée à la douceur atlantique. Le climat océanique pénètre donc par les deux vallées jusqu’à la plus lointaine pente ou terrasse. Orientés Est-Ouest, les coteaux bénéficient d’une exposition Sud très ensoleillée : comme dans le Bourgueillois, on retrouve un microclimat privilégié qui convient parfaitement au Cabernet Franc.
jeudi 6 mars 2008
Au sommaire
- Les vins rouges de Touraine
- Quoi de neuf aux chateaux en 2008
- 3 nouvelles randonnées pédestres en 2008
- Marchés & Brocantes 2008
Lorsque l’on visite Chinon, il est difficile de ne pas se voir évoquer Rabelais. Il fait dire que l’écrivain est né à quelques kilomètres de là, dans l’une des chambres de la Devinière. Quel rapport avec le vin vous direz-vous ? La place importante de la vigne et de son univers dans ses écrits. Ses géants Gargantua et Pantagruel faisaient grand cas du bon vin de Chinon. N’attribue-t-on pas à Rabelais le fameux «Beuvez toujours, ne mourrez jamais » ! Quoi qu’il en soit, le vin de Chinon et les spécialités du terroir qui l'accompagent émanent d'une convivialité toute rabelaisienne.
Les vins de gravier sont notamment légers et délicats, très aromatiques (fruits rouges), agréables dès leur prime jeunesse. Ceux des coteaux et plateaux d’argile à silex et de tuffeau donnent de grands vins corsés et charpentés qui évoluent vers des arômes complexes de fruits noirs compotés, d’épices douces et de gibier.
L’appellation s’étend au total sur quelque 2 100 hectares, couvrant 19 communes dont Cravant les coteaux. Elle se base essentiellement sur le cépage cabernet franc, avec quelques touches (moins de 10 %) de cabernet sauvignon. Les chinon blancs, rares, sont eux composés à base du cépage roi du Val de Loire : le chenin blanc (que l’on retrouve dans les AOC vouvray et montlouis-sur-loire).
BOURGUEIL et SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL : FRERES, MAIS PAS JUMEAUX !
Pour rallier les vignobles de Bourgueil et Saint-Nicolas-de-Bourgueil, il vous faut à présent traverser la Loire. Le mieux est peut-être de le faire en passant à proximité de Candes-Saint-Martin, membre des « Plus beaux villages de France ». Un pont plus tard, vous voici sur des parcelles (graviers ou tuffeau) protégées par un microclimat né de leur exposition sud et des forêts qui les préservent des vents du nord.
Voisines et sœurs complices, les AOC bourgueil (1 400 hectares, 7 communes) et saint-nicolas-de-bourgueil (1 000 hectares, 1 seule commune) n’en oublient pas pour autant leurs différences, essentiellement liées à leur terroir et à la nature des sols qui les portent.
COMMENT LES CONSOMMER ?
Toujours avec modération. Le chinon rouge se consomme entre 14 (pour les plus jeunes) et 17°C (pour les vins de garde). Il s’accorde parfaitement à des charcuteries, des gibiers et des viandes grillées, mais aussi avec des volailles en sauce ou des poissons rôtis. Mêmes températures de service pour les bourgueil et saint-nicolas-de-bourgueil. Parmi les plats qui les subliment : les salades composées, les viandes grillées.
Quoi de neuf aux chateaux ?
CHATEAU DE LANGEAIS : à l’assaut du donjon !
Les vestiges de l’une des plus importantes constructions militaires du haut Moyen Âge sont situés dans la cour de l’actuel château de Langeais en Touraine. Cette façade du donjon, posée comme un décor « presque naturel » dans le jardin, n’attirait pas l’œil du visiteur à sa juste valeur. Pourtant d’un grand intérêt historique, le donjon de Langeais fut l’une des demeures durables de Foulque Nerra, l’un des premiers donjons de France avec une architecture entièrement en pierre. Deux pans de l’édifice, construit peu avant l’an mil, seront prochainement habillés d’un échafaudage en bois de six mètres de hauteur, avec machinerie : une hypothèse historique qui permettra au public de comprendre concrètement les principes supposés par les architectes et historiens de l’édification des premiers donjons de pierre en France.
CHATEAU ROYAL D’AMBOISE : A la découverte des souterrains
Le château royal d'Amboise a décidé de dévoiler tous ses secrets ! Pour la première fois, les souterrains et les tours de la forteresse médiévale, située sous le logis royal Renaissance, s'ouvrent au public. Au détour d'une porte, au croisement d'une galerie, on pénètre au pied des remparts dans la Tour Garçonnet puis on rejoint la "Salle des Lys", ancien réfectoire des gardes. De là, un chemin de ronde mène les visiteurs dans les larges fossés de l’ancien donjon, jusqu'aux salles des dépôts lapidaires. S'ouvriront alors d'impressionnants dédales souterrains, en direction de la Tour des Minimes. Au fil de la visite, la découverte d’éléments architecturaux permet au guide d’appuyer faits et anecdotes historiques, souvent étonnants. C’est ainsi que dans la Tour des minimes, on retrouve des graffitis apposés par des soldats prisonniers de le Wehrmacht, attestant du rôle de prison temporaire des lieux.
CHATEAU DE VILLANDRY : Perle orientale !
A l’occasion du centième anniversaire de la recréation des jardins à la française de Villandry, le domaine inaugurera cette année (20 juin) un nouveau jardin. Elaboré à partir de plan originaux datant du début du 20ème siècle et tracé de la main même de Joachim Carvallo, le « Jardin du Soleil » s’étendra sur la plus haute terrasse du domaine. Dessinant une étoile (dont les lignes ont été fidèlement retracées par l’architecte Louis Benech), il évoque clairement l’orient. Fidèle à la tradition de Villandry, il prend la forme d’un cloitre de verdure composé de 3 parties : la chambre des enfants (où sont installés des jeux pour enfants), la chambre des collections (bassin, étoile à 8 branches et plantes vivaces) et la chambre des triangles (allées enherbées, rosiers et arbustes). La réalisation du jardin a été entièrement assurée par l’équipe des jardiniers de Villandry. www.chateauvillandry.com
JARDINS DU RIVAU : En avant la musique !
Avec leur univers mêlant fantasmagories enfantines et inspirations artistiques, les jardins du Rivau sont un peu comme une comptine qui l’on a envie de fredonner. Voilà qui tombe bien puisque la visite des lieux se fait désormais en musique ! Des aménagements ont en effet été apportés de manière à diffuser des sonorités lors du passage des visiteurs. Visiteurs qui pourront aussi prendre de la hauteur grâce à la toute nouvelle vigie du domaine. A noter aussi que 400 espèces recensées dans le domaine viennent d’être labellisées par le prestigieux Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS). En 2008, vous pourrez découvrir parmi elles 150 « petites anglaises », fruits du travail du célèbre rosiériste britannique, David Austin.
JARDINS A LA CHATONNIERE (Azay-le-Rideau) : deux petits nouveaux en 2008
Déjà réputé pour le Jardin des Fragrances avec sa colline de 1500 rosiers feu, pour le Jardin des Romances avec ses dédales de pergolas en osier vivant recouvertes de rosiers grimpants et pour le Jardin des Sciences et ses tonnelles de roses et de clématites, La Chatonnière vient de créer, en 2008, un nouveau jardin de roses (mais cette fois ci des roses anglaises !) : le Jardin de la Luxuriance. Plus de 250 roses doubles aux parfums embaumants du fameux rosiériste anglais David Austin ont été plantées en massifs élégants et colorés à l’aplomb des jardins des Sciences et de l’Abondance. Elégance, délicatesse et majesté, ces roses anglaises vous séduiront ! A l’aplomb des caves troglodytes le Jardin de l‘Invraisemblance jouit d’une vue imprenable sur la Chatonnière et ses jardins, un bouquet de fleurs à l’échelle du paysage. Assis sur les bancs en pierre dans une des neufs alcôves contemplez ce paysage resplendissant tout en vous laissant emporter par le parfum des lavandes et dorloter par le bruit du vent dans les graminées.
Forteresse royale de Chinon

Forteresse royale de Chinon : un chantier d'exception
Haut lieu historique ayant abrité notamment en leur temps les rois Henri II Plantagenêt ou Philippe Auguste, théâtre de la célèbre rencontre entre le futur Charles VII et Jeanne d’Arc, la forteresse de Chinon vit actuellement une autre étape majeure de son histoire. En effet, depuis fin 2006 et pour plus de deux ans, l’édifice connaîtra un chantier historique sans précédent, visant à lui restituer sa configuration d'antan. Une occasion unique de découvrir les techniques exercées et le savoir-faire des artisans d'art qui travaillent à ce formidable projet.
C'est un nouvel épisode majeur de son histoire auquel va être confrontée la forteresse royale de Chinon. Plus de 600 ans après la rencontre qui eut lieu ici entre Jeanne d'Arc et le futur Charles VII, l'édifice va être l'objet d'un chantier de restauration d'une dimension unique. Le projet porté par le Conseil Général d'Indre-et-Loire est, en effet, très ambitieux : restituer au site sa silhouette d'antan en réassociant, dans une perspective à la fois patrimoniale et touristique, le fort Saint Georges, le château du Milieu et le fort du Coudray. Ces trois ensembles, indissociables dans la vie de la forteresse, connaissent aujourd'hui des sorts divers. Si les deux derniers accueillaient jusqu'alors les visiteurs, le premier (privé) était fermé depuis longtemps au public.
L'ambition du projet intègre à la fois un programme de réhabilitation, de restauration (remparts) et, pour certains éléments spécifiques, d'innovation architecturale et de construction (création d'une billetterie et d'un lieu d'exposition dans le fort Saint Georges). Ces travaux sont effectués par des artisans spécialisés, encadrés par un architecte en chef des Monuments de France. Débutés fin 2006, ces incroyables travaux sont programmés pour s'achever à l'orée de l'année 2009.
A la découverte d'un chantier extraordinaire …
Ces travaux, exceptionnels par leur importance patrimoniale et leur envergure, sont l'occasion rêvée pour découvrir l'ensemble des techniques et des savoir-faire nécessaires à leur réalisation. Dans cette optique, des visites guidées du chantier seront régulièrement organisées durant l'année. En compagnie d'un tailleur de pierre et d'un architecte, il sera possible de découvrir les différents lieux en chantier, d'observer les artisans au travail et de se projeter dans la future configuration des lieux. Les visites guidées traditionnelles assurées au quotidien par les guides du château, intégreront une dimension « chantier ». Une exposition, installée sous une structure aux allures de "Camp du Drap d'Or", relatera les différents projets de restructuration qu'a connue la forteresse au cours de l'Histoire. Durant toute la période du chantier, une tarification spéciale sera mise en place : entrée au prix unique de 3 € (au lieu de 6 €). Les visites guidées seront gratuites.
Pour les randonneurs
3 sentiers rando pour découvrir saint Martin de Tours
Amateurs de randonnée, tenez-vous prêts ! 2008 correspondra à l’ouverture officielle en Touraine de trois sentiers de randonnée culturels consacrés à saint Martin de Tours.
Figure emblématique de la région, l’ancien évêque de Tours (né en 316-mort en 397) est une sommité à travers l’Europe entière. De manière à faire découvrir à tous le patrimoine Martinien de Touraine, 3 itinéraires de randonnée retracent 3 épisodes de sa vie. Ils offrent des belles immersions au cœur de la campagne tourangelle.
De Hongrie en Allemagne, en passant par la Slovénie ou la Croatie, des milliers d'édifices sont placés sous son patronage : en Europe de l'Est (et en particulier en Allemagne), Saint Martin de Tours est une véritable vedette ! De nombreuses fêtes populaires lui sont consacrées, célébrant notamment l'esprit de partage et la dimension « Européenne » qui lui sont associés.
Né dans l'ancienne Pannonie (l'actuelle Hongrie), Martin fut tout d'abord légionnaire romain. C'est sous ces traits qu'il entra dans la légende en partageant son manteau avec un pauvre. Ayant quitté l'armée, il s'installa près de Poitiers pour y fonder l'abbaye de Ligugé. Il réussi tellement bien dans son entreprise que les tourangeaux, envieux, l'enlevèrent pour en faire leur évêque ! Il s'installa donc en Touraine, où il contribua infatigablement à l'évangélisation des campagnes et à la fondation de la grande abbaye de Marmoutier. C'est l'occasion de l'un de ses nombreux déplacements qu'il décéda à Candes-Saint-Martin, en 397.
Trois sentiers à découvrir
De manière à marcher sur les traces de cet infatigable voyageur, trois sentiers de randonnée ont été inaugurés pour cette saison 2008. Ils retracent trois épisodes marquants de la vie de Martin et s'inscrivent dans le cadre du développement des circulations douces. La démarche cultuelle n'est pas spécialement mise en avant. Les départs et arrivées des différents sentiers sont connectés avec des gares, ce qui rend leur accès aisé.
Sentier de l'évêque de Tours – De Ligugé (Vienne) à Tours
236 km : Poitiers, Ligugé, Tours
Ce chemin relate l'enlèvement de saint Martin de l'Abbaye de Ligugé par les Tourangeaux pour en faire leur évêque. Il commence à Poitiers et se termine à Tours. Pour le parcourir, il faut compter environ neuf jours de marche. Départ de la gare TGV de Poitiers, arrivée à la gare TGV de Tours.
Sentier du chemin de Trêves – De Tours à Vendôme
107 km : Tours, Amboise, Vendôme
Ce chemin évoque les diverses rencontres de Martin avec les empereurs germaniques, à Trèves. Il commence à Tours et se termine à Vendôme. Il traverse des communes liées à des épisodes de l'histoire de saint Martin, à son culte ou à des légendes Martiniennes (comme celle de l'âne du saint, à qui l'on devrait la technique de la taille de la vigne). Pour le parcourir, il faut compter une bonne semaine de marche. Il est balisé tout le long du parcours, de la gare TGV de Tours à la gare TGV de Vendôme.
Sentier de l'été de la Saint Martin – De Candes-Saint-Martin à Tours
114 km : Chinon, Candes-Saint-Martin, Langeais, Tours
Ce chemin relate la légende de l'Été de la Saint Martin , de Candes-Saint-Martin à Tours. Il commence à Chinon et se termine à Tours. Les 114 km du parcours évoquent en particulier la légende de « l'été de la Saint Martin », ce fameux sursaut de l'été à l'entrée dans l'hiver, dont on dit qu'il serait né de la mort de Martin. Pour le parcourir, il faut compter quatre jours de marche. Il est balisé tout le long du parcours, de la gare de Chinon à la gare TGV de Tours.